(In English below)
Nqobile Khumalo, Sasha Lee Gordon, Mandisa Mbambo, Buhle Msibi, Hendrietta Morifi, Tshuku Ncobo, Phumeza Nkolonzi, Noxolo Nogwaza, Desire Ntombana, Thokozane Qwabe, Nokuthula Radebe, Busi Sigasa, Sihle Sikoji, Eudy Simelane, Sanna Supa, Ntsiki Tyatyeka… Quelques unes de nos sœurs sud-africaines dont la vie a basculé parce qu’elles étaient lesbiennes.
Le dimanche 17 mars 2013 Les Dégommeuses (association sportive et de lutte contre les discriminations) & Inkanyiso (réseau d’artistes et activistes documentant la vie des lesbiennes en Afrique du Sud), ont organisé une veillée à la mémoire des femmes victimes de crimes de haine en Afrique du Sud en raison de leur orientation sexuelle et/ou de leur identité de genre.

Picture by Zanele Muholi for Inkanyiso
Cette cérémonie organisée sur proposition de l’artiste Zanele Muholi, a offert un prolongement à l’évènement « Foot For Love », une semaine d’action contre les violences lesbophobes organisée par les Dégommeuses autour de l’invitation à Paris de l’équipe du Thokozani FC de Durban, du 22 au 30 juin 2012.
Si le football a à voir avec le militantisme lesbien ici et là -bas, c’est que la transgression que représente le fait, pour une femme, de pratiquer un sport traditionnellement considéré comme masculin reste insupportable pour certains. Au point qu’elle semble s’ajouter aux facteurs motivant le déchaînement de la violence contre les lesbiennes. Ainsi, en Afrique du Sud, parmi les 40 femmes lesbiennes assassinées ou ayant subi des viols correctifs et dénombrées officiellement depuis 2001, figurent pas moins de 16 joueuses de foot.

 La cérémonie organisée dans le Parc des Buttes Chaumont en ce 17 mars rendait spécialement hommage à  plusieurs d’entre elles :
Eudy Simelane (1977-2008) était une activiste pour les droits des LGBTI et aussi un milieu de terrain d  de l'équipe nationale sud-africaine féminine de football. Le corps d’Eudy a été retrouvé partiellement déshabillé près d'un ruisseau, à quelques centaines de mètres de la maison de ses parents (Kwa Thema, Gauteng). Elle avait été violée, battue et poignardée à 25 reprises. Eudy a été l'une des premières femmes noires à vivre ouvertement comme lesbienne en Afrique du Sud.
Mandisa Mbambo (1978-2012) était une joueuse de foot issue du township d’Inanda, à proximité de Durban. Le corps de Mandisa Mbambo a été retrouvé dans sa chambre, couvert de coups de couteau. On pense qu'elle a été violée avant d'être sauvagement assassinée.
Le média LGBTI Inkanyiso a documenté les funérailles de Mbambo
Sihle Sikoji (1993-2012) avait 19 ans quand elle a été agressée parce que lesbienne. Elle était joueuse de football au sein du fameux Winnie Ladies FC, à Gugulethu, Cape Town. Elle était également membre de Luleki Sizwe, une organisation qui soutient les lesbiennes noires et les femmes bisexuelles et transgenres dans les townships et les zones rurales. Sihle Sikoji a été assassinée dans la nuit du vendredi 9 novembre 2012 à Philippi, Cape Town. Elle et deux de ses amies ont été interpellées par plusieurs hommes qui les ont insultées et traitées d’ « hommes ». La discussion s’est envenimée, virant à la violence physique : Sihle a reçu de nombreux coups de couteaux dans la poitrine tandis que l'une de ses amies était poignardée au bras. Sihle a été enterrée à Unathi Crossroads (Le Cap), le 24 Novembre 2012. Au dessus-de son cercueil était disposé un ballon de football.
Le média LGBTI Inkanyiso a documenté les funérailles de Sihle
NB : Une nouvelle veillée aura lieu en souvenir de Buhle Msibi (1981-2006) et Busi Sigasa (1982-2013), le 6 avril, à Johannesbourg,  au Goethe Institut.
Pour plus d’informations : http://inkanyiso.org/?s=public+announcement
Nqobile Khumalo, Mandisa Mbambo, Buhle Msibi, Hendrietta Morifi, Tshuku Ncobo, Phumeza Nkolonzi, Noxolo Nogwaza, Desire Ntombana, Thokozane Qwabe, Nokuthula Radebe, Busi Sigasa, Sihle Sikoji, Eudy Simelane, Sanna Supa, Ntsiki Tyatyeka… Here are the names of some of our South African sisters who were murdered because they were lesbians.
On Sunday March 17th 2013 Les Dégommeuses (a sports association fighting against discriminations) & Inkanyiso (a network of artists and activists documenting the life and battles of lesbians in South Africa), held a vigil in memory of the women who suffered from hate crimes in South Africa because of their sexual orientation and/or gender identity.

This ceremony, held on a proposal from the artist Zanele Muholi, offered an extension to the event "Foot For Love," a week of action against violence lesbophobic through sports organized by Les Dégommeuses from 22 to 30 June 2012.
If football has to do with the lesbian activism here and there, it’s because the transgression represented by the fact of a woman playing a sport considered as 100% masculine – as is the case of football, adds to the factors leading to this eruption of violence. Thus, out of the 40 hate crimes committed against lesbians since 2001, 16 hit female football players
The ceremony in the Parc des Buttes Chaumont in March 17 paid ​​special tribute to several of them:
Eudy Simelane (1977-2008) was an LGBTI-rights activist, and a midfielder for Bafana Bafana, the South African national women’s professional football team. Eudy’s body was found partially clothed in a creek, just a few hundred metres from her parents’ home in Kwa Thema, Gauteng. She had been gang raped, beaten and stabbed more than 25 times. She was one of the first women to live openly as a lesbian in Kwa Thema. Eudy Simelane died on Apris 28, 2008.
Mandisa Mbambo (1978 – 2012) was a soccer player from Inanda township, Durban. Mbambo’s body was found in her outside room with multiple stab wounds. It is believed that she was raped before being brutally murdered.
Inkanyiso queer media documented the funeral.
Sihle Sikoji (1993-2012) Â was 19 years old when she was attacked for being a lesbian. She was a football player from the well-known Winnie ladies FC, in Gugulethu, Cape Town. She was also a member of Luleki Sizwe, an organization which supports black lesbians, bisexual women and transgender in townships and rural areas. Sihle Sikoji was murdered on the night of Friday 9 November in Phillipi, Cape Town. She and two friends of her were confronted by several men who verbally abused, saying that they acted like men. The confrontation became violent and Sikoji was stabbed in the chest while one of her friends was stabbed in the arm. Sihle was buried in Unathi Crossroads (Cape Town) on November 24, 2012.
Le média LGBTI Inkanyiso a documenté les funérailles de Sihle
Please note be a special occasion to remember Buhle Msibi (1981 – 2006) and Busi Sigasa (1982 – 2013) at Goethe Institut, in Johannesburg on the 6th April 2013.
For more info: http://inkanyiso.org/?s=public+announcement
Â
Â