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Foot For Love
Taclons la lesbophobie!
Afrique du Sud | Eudy Simelane | foot | Foot for love | Les Dégommeuses | Lesbiennes | lesbophobie | solidarité internationale | Zanele Muholi | 28.04.2015 - 10 h 53 | 0 COMMENTAIRES
Afrique du Sud : Les autres survivants (in memory of Eudy Simelane)

Dans le vocabulaire glaçant et néanmoins codifié qui est utilisé pour décrire les crimes de haine en Afrique du Sud, le terme « survivors » sert à désigner les gays et les lesbiennes (plus souvent les lesbiennes) qui n’ont pas succombé aux coups et parfois aux sévices de leurs agresseurs. Il y a pourtant d’autres survivants dont on parle peu : les parents, les enfants, les proches de celles et ceux qui sont morts.

Mally et Khotso Simelane vivent toujours dans la même « match box house »[1] de KwaThema, où ils habitaient avec leur fille. Eudy était une véritable gloire dans le quartier : internationale de foot dans l’équipe des Banyana Banyana, elle fut l’une des premières personnalités connues à vivre ouvertement son homosexualité en Afrique du Sud. Le 27 avril 2008, Eudy Simelane fut retrouvée morte face à terre, le corps à moitié dénudé et marqué de 25 blessures à l’arme blanche.

Quand Zanele Muholi, Lindeka Qampi et moi-même avons poussé le petit portail en fer forgé, un jour d’octobre 2014, Mally était assise sur une chaise collée à l’un des murs de la petite cour derrière la maison, dans le menu rectangle d’ombre projeté  par le toit de l’habitation. Elle ne semblait pas étonnée d’avoir de la visite, ni de voir une inconnue en provenance d’Europe débarquer chez elle. Juste contente de nous montrer les archives patiemment constituées au cours du temps, réunissant des articles, des témoignages, et surtout des photos de sa seule fille. Sur le visage de Khotso Simelane, par contre, une grimace de surprise, voire de colère : « Comment pouvons-nous oublier, si vous revenez à chaque fois raviver la douleur ? ».

Khotso Simelane. Les photos de cet article sont de Lindeka Qampi

Khotso Simelane. Les photos de cet article sont de Lindeka Qampi

La difficile gestion du souvenir – et la non moins angoissante peur de l’oubli – ne sont pas le seul enjeu auquel sont confrontées les familles des victimes. Dans des quartiers, comme KwaThema, où le taux de chômage dépasse les 50%, la perte d’un membre actif de la famille représente un préjudice matériel majeur aussi bien qu’un drame personnel. Ce fut le cas, par exemple, pour les proches de Duduzile Zozo, une jeune lesbienne de 26 ans, retrouvée morte le 30 juin 2013, à quelques pas de chez elle, avec une brosse de toilette insérée dans le vagin. Dudu était la seule à travailler dans le foyer et sa disparition a laissé ses parents dans l’indigence, si bien que son enterrement a dû être retardé à cause de l’impossibilité pour la famille de payer les transports et les victuailles nécessaires à la cérémonie.

Mally Simelane a décidé d’honorer la mémoire de sa fille et de conjurer son propre chagrin en se battant pour tous les autres « survivants » : elle anime un groupe d’entraide pour les mères, participe aux funérailles hélas régulières d’autres lesbiennes tuées en raison de leur orientation sexuelle, prend la parole publiquement dès qu’elle le peut pour sensibiliser contre les violences à l’encontre des LGBTI. Elle tente également d’agir pour que les enfants des lesbiennes décédées puissent vivre dignement et bénéficier d’une éducation de qualité.

Hier, son mari et elle ont commémoré le septième anniversaire de la mort de leur fille. Un nouveau jour de deuil et d’évocations, de tristesse mais aussi de souvenirs arrachés à l’indifférence. A l’instar de ce jour d’octobre 2014 où nous lui avons rendu une visite inopinée. En nous raccompagnant vers la voiture, après une matinée passée à discuter, Khotso Simelane nous quittait sur ces paroles : « Je suis content de savoir qu’on se souvient de Eudy jusqu’en France, mais maintenant je vais passer toute la journée à penser à mon enfant. Je ne peux pas l’oublier ».

Veronica Noseda

[1] La « matchbox » est la principale unité d’habitation des townships, reproduite à l’infini le long des rues rectilignes des quartiers réservés aux Noirs. Il s’agit d’une maison de quatre pièces ayant une superficie de 40 mètres carrés. Elle est souvent complétée par des toilettes extérieures et des constructions additionnelles destinées à des locataires ou à d’autres membres de la famille.

Afrique du Sud | Les Dégommeuses | Lesbiennes | militantisme | Non classé | solidarité internationale | Zanele Muholi | 18.07.2013 - 15 h 17 | 1 COMMENTAIRES
« Dear Dudu »: letter to a young 26 old woman murdered for being lesbian

Dudu Zozo, a young 26 year old lesbian, was murdered a few steps away from her home on June 30. Her body was found with a toilet brush inserted into her vagina.
The funeral, which had to take place on July 6., had to be postponed to the 13. because the family had no money to pay the for vituailles and transport.

Les Dégommeuses, with two other French lesbian organizations (Fol Effet & FTN) and private donors raised some funds to help the Here is the message that we sent to Dudu & relatives.

 

Picture by Collen Mfazwe for Inkanyiso

Picture by Collen Mfazwe for Inkanyiso

« We stood by grave site and waited for her coffin to be lowered…
We were all hurt, comrades on the other side chanting songs of freedom »
Dear Dudu,
Incredulity, sadness, pain, disgust, anger, rage, compassion, support… We are missing words to express the deep emotion caused by your passing.
In France, where we live, that is thousands of kilometers away from Thokoza, it is so strange to have the impression of having lost one member of our family; and to fear for the future of each of y/our remaining sisters in South-Africa.
Indeed, we lesbians – South African and French, black and white, rich and poor, young and elderly… – belong to the same family. This family is all the more united as it has been chosen. Because we might not choose who we are, but we choose where we go, and above all with whom we want to go… Therefore, the world must know that our family is and it will always be PROUD and INDESTRUCTIBLE, even when it is eaten away by grief like today. And your coward attackers must also know that each time one of us dies another one will stand erect for two.
Dudu, we will not forget you, as we will not forget all other lesbians, victims of stupidity, hate and ferocity, who died for not denying themselves.
May your memory give us the strength to fight even harder, each day, for a fairer and worthier world, where lesbians, gays and trans will at last have the possibility to be what they are and to love who they love in peace.
With all our affection and respect.
Les Dégommeuses, with Fol Effet and Collectif FTN

Please check out LGBT media Inkanyiso for more information

Afrique du Sud | Foot for love | Les Dégommeuses | Lesbiennes | militantisme | 24.06.2013 - 00 h 42 | 5 COMMENTAIRES
Foot For Love : un an déjà…

« Etre libre, ce n’est pas seulement se débarrasser de ses chaînes ; c’est vivre d’une façon qui respecte et renforce la liberté des autres » (Nelson Mandela)

Il y a un an jour pour jour (le 22 juin 2012), une délégation composée de footballeuses du Thokozani Football Club d’Umlazi et de quelques militantes sur-motivées venues des townships d’Afrique du Sud débarque à Paris.
Nous sommes deux copines, parmi la petite bande fondatrice des Dégommeuses, à les accueillir à l’aéroport Charles de Gaulle Etoile. On n’a pas dormi de la nuit, sous le coup de l’excitation, mais c’est plutôt l’appréhension qui prend le dessus au petit matin. Il est 6 heures.  Les hommes d’affaire, les jeunes couples d’amoureux et les familles d’expats passent… on attend, on tourne en rond, on cherche un café, on s’impatiente, on attend, on tourne en rond…
Et puis soudain un attroupement, derrière la porte vitrée : des t-shirts et des vestes de sport, des shorts et des bermudas moulant des cuisses solides ; des tongs et des baskets ; des cheveux rasés, et des dreadlocks qui dépassent, sous une foison de casquettes et de bonnets multicolores… devant, une femme un peu plus âgée tire avec un air assez sérieux un chariot rempli de grosses valises… pas de doute, c’est Lizzy, l’entraîneuse de l’équipe, dont on a bien compris au cours des échanges mails qui ont précédé l’arrivée du groupe, qu’elle jouait autant le rôle de mère de substitution que d’entraîneure… Le Thokozani FC est dans la place !

Quelques mots de bienvenue en anglais. On propose d’aider à porter les bagages, mais la mouvance butch de l’équipe visiteuse a déjà pris les devants. Dans le RER, on se jauge entre curiosité et incrédulité ; avec même un brin de méfiance, peut-être, pour les plus impressionnées. Agnès et moi restons benoîtement debout pendant un moment, alors que le train est à moitié vide… Princess, Mbilo et Sané se mettent spontanément sur un rang en retrait par rapport aux autres… tandis que Nkozi (qui plaisante peut-être déjà sur ses futures conquêtes parisiennes) fait des blagues avec Nqo, Harmony, Terra et Slie. Ntando, Luh et Akona partagent quant à elles une conversation passionnée, quoiqu’apparemment plus sérieuse ; conversation à peine perturbée par la distribution de gâteaux – qu’elles avalent toutes deux par deux (sinon trois par trois).

On pose la quinzaine de valises dans l’appart’ du passage Brady. On se répartit 2 lits et un petit canapé pour une sieste presqu’aussi courte que le p’tit dej’ qu’on vient d’avaler. Notre voisine du-dessus, centenaire en vacances prolongées, a laissé gentiment ses clefs pour l’occasion. Au réveil, Zanele Muholi, la photographe et fondatrice du club, qui accompagne les filles dans leur périple parisien, dispense déjà ses premiers « cours de militantisme ». Elle rappelle la genèse du projet de semaine d’action contre la lesbophobie qui justifie leur venue à Paris, expliquant que tout le monde ici a travaillé bénévolement pour cet évènement, et que personne n’empochera un euro sur leur dos ; elle insiste pour que les yeux et les oreilles s’ouvrent, malgré la fatigue, alors que l’on s’apprête déjà à reprendre la route pour aller honorer sur son stand, au festival Solidays, la Région Ile de France (un des partenaires principaux de « Foot For Love »).

 

Si vous ne pouvez pas voir la vidéo ci-dessus, cliquez sur Foot For Love – The Thokozani Football Club in Paris

Parce que ces moments, et beaucoup d’autres qui ont suivi pendant les 8 jours de « Foot For Love », sont restés gravés dans nos mémoires ; parce que, aussi, la lutte contre les viols correctifs et autres violences et discriminations lesbophobes doit continuer, les Dégommeuses ont choisi de consacrer l’essentiel de leurs efforts en 2013, à la production d’un documentaire portant sur le Thokozani FC. Réalisé en grande partie par les joueuses elles-mêmes, avec Terra (Thembela Dick) derrière la caméra, ce documentaire sera tourné principalement dans le township d’Umlazi, durant les prochains mois. Il a d’ores et déjà obtenu le label de l’Institut Français pour la « Saison sud-africaine 2012-2013 », ainsi que le soutien de la Fondation PlanetRomeo.
En guise d’avant goût, et pour fêter dignement les un an de « Foot For Love », nous proposons aux lecteurs et lectrices de Yagg un film court consacré à cet évènement. Il a été réalisé et monté par Elise Lobry et Veronica Noseda, pour les Dégommeuses, à partir d’images et des sons récupérés par plusieurs complices amateur-e-s et professionnel-le-s*.
Cécile pour Les Dégommeuses
En espérant que l’âme de « Foot For Love » demeure très longtemps.
*Un grand merci à Vincent Douris, Estelle Fenech, Julie Garcia (pour Télédebout), Chriss Lag, Maëlle Le Corre, Christophe Martet

Afrique du Sud | Lesbiennes | solidarité internationale | Zanele Muholi | 17.03.2013 - 23 h 46 | 5 COMMENTAIRES
Veillée en mémoire de nos soeurs lesbiennes sud-africaines / In memory of all our South-African sisters

(In English below)

Nqobile Khumalo, Sasha Lee Gordon, Mandisa Mbambo, Buhle Msibi, Hendrietta Morifi, Tshuku Ncobo, Phumeza Nkolonzi, Noxolo Nogwaza, Desire Ntombana, Thokozane Qwabe, Nokuthula Radebe, Busi Sigasa, Sihle Sikoji, Eudy Simelane, Sanna Supa, Ntsiki Tyatyeka… Quelques unes de nos sœurs sud-africaines dont la vie a basculé parce qu’elles étaient lesbiennes.

Le dimanche 17 mars 2013 Les Dégommeuses (association sportive et de lutte contre les discriminations) & Inkanyiso (réseau d’artistes et activistes documentant la vie des lesbiennes en Afrique du Sud), ont organisé une veillée à la mémoire des femmes victimes de crimes de haine en Afrique du Sud en raison de leur orientation sexuelle et/ou de leur identité de genre.

Picture by Zanele Muholi for Inkanyiso

Cette cérémonie organisée sur proposition de l’artiste Zanele Muholi, a offert un prolongement à l’évènement « Foot For Love », une semaine d’action contre les  violences lesbophobes organisée par les Dégommeuses autour de l’invitation à Paris de l’équipe du Thokozani FC de Durban, du 22 au 30 juin 2012.

Si le football a à voir avec le militantisme lesbien ici et là-bas, c’est que la transgression que représente le fait, pour une femme, de pratiquer un sport traditionnellement considéré comme masculin reste insupportable pour certains. Au point qu’elle semble s’ajouter aux facteurs motivant le déchaînement de la violence contre les lesbiennes. Ainsi, en Afrique du Sud, parmi les 40 femmes lesbiennes assassinées ou ayant subi des viols correctifs et dénombrées officiellement depuis 2001, figurent pas moins de 16 joueuses de foot.

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 La cérémonie organisée dans le Parc des Buttes Chaumont en ce 17 mars rendait spécialement hommage à plusieurs d’entre elles :

Eudy Simelane (1977-2008) était une activiste pour les droits des LGBTI et aussi un milieu de terrain d  de l’équipe nationale sud-africaine féminine de football. Le corps d’Eudy a été retrouvé partiellement déshabillé près d’un ruisseau, à quelques centaines de mètres de la maison de ses parents (Kwa Thema, Gauteng). Elle avait été violée, battue et poignardée à 25 reprises. Eudy a été l’une des premières femmes noires à vivre ouvertement comme lesbienne en Afrique du Sud.

Mandisa Mbambo (1978-2012) était une joueuse de foot issue du township d’Inanda, à proximité de Durban. Le corps de Mandisa Mbambo a été retrouvé dans sa chambre, couvert de coups de couteau. On pense qu’elle a été violée avant d’être sauvagement assassinée.
Le média LGBTI Inkanyiso a documenté les funérailles de Mbambo

Sihle Sikoji (1993-2012) avait 19 ans quand elle a été agressée parce que lesbienne. Elle était joueuse de football au sein du fameux Winnie Ladies FC, à Gugulethu, Cape Town. Elle était également membre de Luleki Sizwe, une organisation qui soutient les lesbiennes noires et les femmes bisexuelles et transgenres dans les townships et les zones rurales. Sihle Sikoji a été assassinée dans la nuit du vendredi 9 novembre 2012 à Philippi, Cape Town. Elle et deux de ses amies ont été interpellées par plusieurs hommes qui les ont insultées et traitées d’ « hommes ». La discussion s’est envenimée, virant à la violence physique : Sihle a reçu de nombreux coups de couteaux dans la poitrine tandis que l’une de ses amies était poignardée au bras. Sihle a été enterrée à Unathi Crossroads (Le Cap), le 24 Novembre 2012. Au dessus-de son cercueil était disposé un ballon de football.

Le média LGBTI Inkanyiso a documenté les funérailles de Sihle

NB : Une nouvelle veillée aura lieu en souvenir de Buhle Msibi (1981-2006) et Busi Sigasa (1982-2013), le 6 avril, à Johannesbourg,  au Goethe Institut.

Pour plus d’informations : http://inkanyiso.org/?s=public+announcement

Nqobile Khumalo, Mandisa Mbambo, Buhle Msibi, Hendrietta Morifi, Tshuku Ncobo, Phumeza Nkolonzi, Noxolo Nogwaza, Desire Ntombana, Thokozane Qwabe, Nokuthula Radebe, Busi Sigasa, Sihle Sikoji, Eudy Simelane, Sanna Supa, Ntsiki Tyatyeka… Here are the names of some of our South African sisters who were murdered because they were lesbians.

On Sunday March 17th 2013 Les Dégommeuses (a sports association fighting against discriminations) & Inkanyiso (a network of artists and activists documenting the life and battles of lesbians in South Africa), held a vigil in memory of the women who suffered from hate crimes in South Africa because of their sexual orientation and/or gender identity.

 

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This ceremony, held on a proposal from the artist Zanele Muholi, offered an extension to the event « Foot For Love, » a week of action against violence lesbophobic through sports organized by Les Dégommeuses from 22 to 30 June 2012.

If football has to do with the lesbian activism here and there, it’s because the transgression represented by the fact of a woman playing a sport considered as 100% masculine – as is the case of football, adds to the factors leading to this eruption of violence. Thus, out of the 40 hate crimes committed against lesbians since 2001, 16 hit female football players

The ceremony in the Parc des Buttes Chaumont in March 17 paid ​​special tribute to several of them:

Eudy Simelane (1977-2008) was an LGBTI-rights activist, and a midfielder for Bafana Bafana, the South African national women’s professional football team. Eudy’s body was found partially clothed in a creek, just a few hundred metres from her parents’ home in Kwa Thema, Gauteng. She had been gang raped, beaten and stabbed more than 25 times. She was one of the first women to live openly as a lesbian in Kwa Thema. Eudy Simelane died on Apris 28, 2008.

Mandisa Mbambo (1978 – 2012) was a soccer player from Inanda township, Durban. Mbambo’s body was found in her outside room with multiple stab wounds. It is believed that she was raped before being brutally murdered.
Inkanyiso queer media documented the funeral.

Sihle Sikoji (1993-2012)  was 19 years old when she was attacked for being a lesbian. She was a football player from the well-known Winnie ladies FC, in Gugulethu, Cape Town. She was also a member of Luleki Sizwe, an organization which supports black lesbians, bisexual women and transgender in townships and rural areas. Sihle Sikoji was murdered on the night of Friday 9 November in Phillipi, Cape Town. She and two friends of her were confronted by several men who verbally abused, saying that they acted like men. The confrontation became violent and Sikoji was stabbed in the chest while one of her friends was stabbed in the arm. Sihle was buried in Unathi Crossroads (Cape Town) on November 24, 2012.
Le média LGBTI Inkanyiso a documenté les funérailles de Sihle

Please note be a special occasion to remember Buhle Msibi (1981 – 2006) and Busi Sigasa (1982 – 2013) at Goethe Institut, in Johannesburg on the 6th April 2013.
For more info: http://inkanyiso.org/?s=public+announcement

 

 

Afrique du Sud | associations | Lesbiennes | militantisme | Zanele Muholi | 24.02.2013 - 22 h 36 | 4 COMMENTAIRES
Inkanyiso – le blog des lesbiennes qui résistent en Afrique du Sud

Étiquettes : , ,

(English below)

Lorsque vous vous rendez sur la « home » du blog Inkanyiso, vous ne pouvez pas savoir si vous allez tomber sur un reportage photo, sur un poème ou sur un témoignage. Car Inkanyiso est un blog qui propose des contributions aussi diverses que les lesbiennes qui y participent. On y trouve des journalistes, des artistes, des photographes… toutes partagent l’obsession de Zanele Muholi, la « grande sœur » qui a lancé Inkanyiso en 2009 : documenter la réalité des communautés LGBT noires en Afrique du Sud et la partager avec ces mêmes communautés.

L'équipe de Inkanyiso
L’équipe de Inkanyiso

Produire, éduquer, diffuser…

En zulu, Inkanyiso signifie « lumière ».  Et le pari du réseau est bien de rendre visibles celles (parce qu’il s’agit avant tout de lesbiennes) dont la vie est trop souvent réduite à un fait divers illustré par une photo de passeport, lorsqu’un énième « crime de haine » défraye la chronique sud-africaine. Certes, le quotidien des lesbiennes noires est souvent marqué par la violence, et spécifiquement par la violence à caractère sexuel. Certes, très nombreux sont, sur le site, les témoignages de femmes qui ont été brutalisées en raison de leur orientation sexuelle ou de leur apparence transgressant les normes de genre. Mais même lorsque le drame est irréparable, comme ce fut le cas pour Sihle Sikoji, jeune lesbienne de dix-neuf ans dont les funérailles ont été filmées par Inkanyiso (voir ci-dessous), ce qui est donné à voir en creux est la beauté, la force, et l’envie de vivre de toute une communauté qui s’organise pour résister.

 

Inkanyiso: the blog of South-African resisting lesbians

When you go to the Inkanyiso blog homepage, you cannot know if you come across a photo essay, a poem or a witness. For Inkanyiso is a blog that offers contributions as diverse as lesbians who take part in it. There are journalists, artists, photographers … all of them share the same obsession: documenting and sharing the reality of black LGBT communities in South Africa, just like Zanele Muholi’s, their « big sister » who launched Inkanyiso in 2009.

Producing, educating, disseminating

In Zulu, Inkanyiso means « light. » And, indeed, the network tries to shed light on those (namely lesbians) whose lives are too often reduced to a news illustrated by a passport photo, when yet another « hate crime » has occurred in South Africa. And it is true the black lesbians’ everyday life is often marked by violence, and specifically by sexual violence. It is also true that that Inkanyiso gathers many testimonies of women who have been abused because of their sexual orientation or appearance transgressing gender norms. But even when the drama is irreparable, as was the case for Sihle Sikoji young nineteen year old lesbian whose funeral was filmed by Inkanyiso (see above), what is given to see the beauty, the strength and the desire to live of an entire community which gets organized to resist.

Afrique du Sud | associations | Foot for love | Les Dégommeuses | militantisme | solidarité internationale | 13.02.2013 - 22 h 17 | 11 COMMENTAIRES
Le Sénat s’intéresse aux violences lesbophobes

Étiquettes :

La Commission sur le Statut des femmes (CSW) de l’ONU se réunira, comme chaque année, du 4 mars au 15 mars 2013 à New York. Le thème prioritaire 2013 sera « L’élimination et la prévention de toutes les formes de violence à l’égard des femmes et des filles. » A cette occasion, le Planning Familial, soutenu par Corinne Bouchoux (sénatrice du Maine-et-Loire) propose un atelier-débat ouvert à tou-te-s sur la question des violences lesbophobes. Les Dégommeuses interviendront ainsi au Palais du Luxembourg (siège du Sénat) pour évoquer la situation internationale et leur opération « Foot For Love », réalisée en partenariat avec une équipe de footballeuses sud-africaines.

« Violences faites aux femmes : la double peine des lesbiennes »

Le 5 mars 2013, de 14h à 17h

Palais du Luxembourg, Paris

Salle Vaugirard

 

Argumentaire :

Les lesbiennes, en tant que femmes et homosexuelles, sont susceptibles d’être confrontées à deux formes sociales complexes de « marginalisation », l’une liée au fait d’être une femme, l’autre liée au fait d’avoir des relations sexuelles et affectives avec une personne du même sexe. Lors de cet atelier, il s’agira :

*De comprendre et de questionner le pourquoi et le comment des violences qu’elles subissent au sein de la famille, de l’espace public, du travail et d’analyser pourquoi ces violences et cette lesbophobie restent si peu visibles et presque taboues.

*De réfléchir aux moyens de prévention, de changement social, d’évolution en matière d’égalité, de remise en cause des stéréotypes et des assignations de genre et d’interroger les rapports sociaux de sexe.

*De soutenir et de témoigner de la présence de femmes qui se mobilisent, s’organisent dans des contextes sociaux et culturels parfois très difficiles, et luttent au quotidien contre les violences lesbophobes (dont le viol dit « correctif », censé remettre les lesbiennes dans le « droit chemin » de l’hétérosexualité).

 

Programme des interventions :

*L’invisibilité des violences faites aux femmes en raison de leur orientation sexuelle. Etat des lieux et analyse. Intervenantes : Christine Bard, historienne-Université d’Angers et Brigitte Lhomond, sociologue.

*Agir au quotidien contre les violences et la lesbophobie : l’expérience croisée de SOS Homophobie, du Planning Familial et de la Coordination Lesbienne en France.

*La lutte contre la lesbophobie, une question internationale politique et de solidarité. Intervenante : Cécile Chartrain – présidente de l’association les Dégommeuses (« Foot for love »).

NB: Inscription obligatoire avant le 28 février par mail : secretariat@planning-familial.org

Afrique du Sud | Foot for love | La p'tite Blan | Les Dégommeuses | Océane Rose Marie | solidarité internationale | 25.05.2012 - 00 h 51 | 0 COMMENTAIRES
On transpire toutes avec Océanerosemarie pour Foot For Love !

Étiquettes : , , , , ,

Océanerosemarie, qui triomphe actuellement en tournée dans le spectacle « La lesbienne invisible », a été une des premières à croire au projet Foot For Love. Elle était aussi aux côtés de la p’tite Blan pour animer le « Sexy Loto » mémorable organisé par les Dégommeuses le 13 mai, chez Rosa Bonheur.

Dans cette vidéo interdite aux moins de 16 ans, Océane se dévoile : elle vous invite à venir transpirer avec elle… et nous !!!*

…Alors,  vous êtes de la « party » ???  😉

*NB : La transpiration, au sens propre (si l’on peut dire), commence dès demain, samedi 26 mai, avec la participation des Dégommeuses au tournoi de foot du TIP, au stade Maryse Hilsz, métro Porte de Montreuil (10h-17h). Venez supporter notre équipe et n’oubliez pas que la collecte de fonds au profit de Foot For Love continue, notamment via le site de crowdfunding Kiss Kiss Bank Bank : http://www.kisskissbankbank.com/projects/foot-for-love

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