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Foot For Love
Taclons la lesbophobie!
associations | Foot féminin | Les Dégommeuses | militantisme | sport | 05.05.2015 - 11 h 35 | 0 COMMENTAIRES
Rencontre-débat 19 mai 2015: « Prouve-nous que tu es une femme »

L’association Les Dégommeuses a le plaisir de vous inviter à la deuxième séance de son cycle de rencontres-débats  « Femmes, genre et sport »

« Prouve-nous que tu es une femme »

Tests de féminité et autres formes de contrôle médical du corps des sportives

 

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Anaïs Bohuon : « La fabrique médicale des sportives »

Anaïs Bohuon est Maître de conférences UFR STAPS Paris Sud. Elle est notamment l’auteure de « Le test de féminité dans les compétitions sportives » (Editions iXe, 2012).

Chantal Bournissen : « Le point de vue d’une ancienne sportive de haut niveau »

Chantal Bournissen a gagné la Coupe du Monde de descente de ski en 1991. Elle est professeure à la Haute Ecole de Travail Social du Valais (Suisse).

Le mercredi 19 août 2009, la jeune athlète sud-africaine Caster Semenya survolait l’épreuve du 800 mètres, en pulvérisant son record personnel et en surclassant la tenante du titre, la Kenyane Janeth Jepkosgei, avec deux secondes d’avance. Une course magnifique…et trop belle pour être le fait d’une représentante du « sexe faible » ? Le soupçon enfle alors : et si Caster Semenya n’était pas une « vraie » femme ?

Ce cas médiatique a attiré fortement l’attention sur les « tests de féminité », ces pratiques humiliantes que les instances sportives internationales ont plus ou moins systématiquement fait subir aux femmes athlètes depuis les années 60 pour « certifier » leur sexe. Examens gynécologiques, tests chromosomiques et autres techniques médicales ont été mis au service d’une « police du genre » qui sert, en dernière instance, à reproduire une vision binaire et hiérarchique des sexes : en haut de l’échelle sportive, les hommes, forts et performants ; et en bas les femmes, que la « nature » empêchera toujours de rivaliser avec eux…

 

Mardi 19 mai 2015, 19h-21h

Mairie du 20ème arrondissement –  Salle du conseil – 6, place Gambetta, 75020 Paris

Entrée libre, dans la limite des places disponibles

Avec le soutien de

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Afrique du Sud | associations | Lesbiennes | militantisme | Zanele Muholi | 24.02.2013 - 22 h 36 | 4 COMMENTAIRES
Inkanyiso – le blog des lesbiennes qui résistent en Afrique du Sud

Étiquettes : , ,

(English below)

Lorsque vous vous rendez sur la « home » du blog Inkanyiso, vous ne pouvez pas savoir si vous allez tomber sur un reportage photo, sur un poème ou sur un témoignage. Car Inkanyiso est un blog qui propose des contributions aussi diverses que les lesbiennes qui y participent. On y trouve des journalistes, des artistes, des photographes… toutes partagent l’obsession de Zanele Muholi, la « grande sœur » qui a lancé Inkanyiso en 2009 : documenter la réalité des communautés LGBT noires en Afrique du Sud et la partager avec ces mêmes communautés.

L'équipe de Inkanyiso
L’équipe de Inkanyiso

Produire, éduquer, diffuser…

En zulu, Inkanyiso signifie « lumière ».  Et le pari du réseau est bien de rendre visibles celles (parce qu’il s’agit avant tout de lesbiennes) dont la vie est trop souvent réduite à un fait divers illustré par une photo de passeport, lorsqu’un énième « crime de haine » défraye la chronique sud-africaine. Certes, le quotidien des lesbiennes noires est souvent marqué par la violence, et spécifiquement par la violence à caractère sexuel. Certes, très nombreux sont, sur le site, les témoignages de femmes qui ont été brutalisées en raison de leur orientation sexuelle ou de leur apparence transgressant les normes de genre. Mais même lorsque le drame est irréparable, comme ce fut le cas pour Sihle Sikoji, jeune lesbienne de dix-neuf ans dont les funérailles ont été filmées par Inkanyiso (voir ci-dessous), ce qui est donné à voir en creux est la beauté, la force, et l’envie de vivre de toute une communauté qui s’organise pour résister.

 

Inkanyiso: the blog of South-African resisting lesbians

When you go to the Inkanyiso blog homepage, you cannot know if you come across a photo essay, a poem or a witness. For Inkanyiso is a blog that offers contributions as diverse as lesbians who take part in it. There are journalists, artists, photographers … all of them share the same obsession: documenting and sharing the reality of black LGBT communities in South Africa, just like Zanele Muholi’s, their « big sister » who launched Inkanyiso in 2009.

Producing, educating, disseminating

In Zulu, Inkanyiso means « light. » And, indeed, the network tries to shed light on those (namely lesbians) whose lives are too often reduced to a news illustrated by a passport photo, when yet another « hate crime » has occurred in South Africa. And it is true the black lesbians’ everyday life is often marked by violence, and specifically by sexual violence. It is also true that that Inkanyiso gathers many testimonies of women who have been abused because of their sexual orientation or appearance transgressing gender norms. But even when the drama is irreparable, as was the case for Sihle Sikoji young nineteen year old lesbian whose funeral was filmed by Inkanyiso (see above), what is given to see the beauty, the strength and the desire to live of an entire community which gets organized to resist.

Afrique du Sud | associations | Foot for love | Les Dégommeuses | militantisme | solidarité internationale | 13.02.2013 - 22 h 17 | 11 COMMENTAIRES
Le Sénat s’intéresse aux violences lesbophobes

Étiquettes :

La Commission sur le Statut des femmes (CSW) de l’ONU se réunira, comme chaque année, du 4 mars au 15 mars 2013 à New York. Le thème prioritaire 2013 sera « L’élimination et la prévention de toutes les formes de violence à l’égard des femmes et des filles. » A cette occasion, le Planning Familial, soutenu par Corinne Bouchoux (sénatrice du Maine-et-Loire) propose un atelier-débat ouvert à tou-te-s sur la question des violences lesbophobes. Les Dégommeuses interviendront ainsi au Palais du Luxembourg (siège du Sénat) pour évoquer la situation internationale et leur opération « Foot For Love », réalisée en partenariat avec une équipe de footballeuses sud-africaines.

« Violences faites aux femmes : la double peine des lesbiennes »

Le 5 mars 2013, de 14h à 17h

Palais du Luxembourg, Paris

Salle Vaugirard

 

Argumentaire :

Les lesbiennes, en tant que femmes et homosexuelles, sont susceptibles d’être confrontées à deux formes sociales complexes de « marginalisation », l’une liée au fait d’être une femme, l’autre liée au fait d’avoir des relations sexuelles et affectives avec une personne du même sexe. Lors de cet atelier, il s’agira :

*De comprendre et de questionner le pourquoi et le comment des violences qu’elles subissent au sein de la famille, de l’espace public, du travail et d’analyser pourquoi ces violences et cette lesbophobie restent si peu visibles et presque taboues.

*De réfléchir aux moyens de prévention, de changement social, d’évolution en matière d’égalité, de remise en cause des stéréotypes et des assignations de genre et d’interroger les rapports sociaux de sexe.

*De soutenir et de témoigner de la présence de femmes qui se mobilisent, s’organisent dans des contextes sociaux et culturels parfois très difficiles, et luttent au quotidien contre les violences lesbophobes (dont le viol dit « correctif », censé remettre les lesbiennes dans le « droit chemin » de l’hétérosexualité).

 

Programme des interventions :

*L’invisibilité des violences faites aux femmes en raison de leur orientation sexuelle. Etat des lieux et analyse. Intervenantes : Christine Bard, historienne-Université d’Angers et Brigitte Lhomond, sociologue.

*Agir au quotidien contre les violences et la lesbophobie : l’expérience croisée de SOS Homophobie, du Planning Familial et de la Coordination Lesbienne en France.

*La lutte contre la lesbophobie, une question internationale politique et de solidarité. Intervenante : Cécile Chartrain – présidente de l’association les Dégommeuses (« Foot for love »).

NB: Inscription obligatoire avant le 28 février par mail : secretariat@planning-familial.org

associations | Foot for love | Les Dégommeuses | 03.01.2013 - 00 h 03 | 3 COMMENTAIRES
Les voeux des Dégommeuses

Il y a un an jour pour jour, nous déposions à la préfecture de Paris les statuts de l’association Les Dégommeuses. L’idée était de donner un sens plus militant à nos activités, même si la joie de nous retrouver pour jouer au foot de temps en temps avait suffi à nous combler jusqu’alors.

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Souvenirs souvenirs….

Notre association a bien grandi en une année, portée par la conviction que le sport pourrait – devrait – représenter un terrain d’épanouissement individuel et collectif, et de renforcement de l’autonomie des femmes et de leur confiance en elles-mêmes. Nous avons aussi vu grandir nos espoirs et nos objectifs grâce à une chaîne de soutiens décisifs et de rencontres marquantes. En particulier celles que la semaine d’action Foot For Love, organisée à Paris avec le Thokozani FC d’Umlazi (Durban, AFS), du 22 au 30 juin 2012, a réussi à générer.

La série d’évènements que nous avions imaginée à cette occasion a drainé un nombre de spectateurs conséquent – filles et garçons, homos et hétéros, jeunes et moins jeunes. Il s’agissait alors d’attirer l’attention sur le phénomène des « viols correctifs » en Afrique du Sud mais aussi de donner à nos invitées la place qu’elles méritent, qui n’est pas seulement celle de victimes mais aussi de sportives valeureuses et de militantes vaillantes. On n’est pas près d’oublier les encouragements des gamins, émergeant des tribunes, en ce dimanche pluvieux où les Dégommeuses et le Thokozani FC se livrèrent un combat épique sur le terrain du Parc des Princes. Pas plus que les chants commémoratifs et le die in d’un jour de Gay Pride, au cours desquels nos amies sud-africaines rendirent hommage à leurs sœurs défuntes, terrassées par ce qu’on appelle pudiquement des « crimes de haine ».

Les témoignages de reconnaissance que nous avons reçus après Foot For Love, venus de France comme d’Afrique du Sud, représentent une première motivation importante pour continuer à s’engager dans la lutte contre la lesbophobie à l’échelle internationale, toujours en utilisant le vecteur sportif comme principal levier. Le pari financier, risqué au départ puisque la réalisation de Foot For Love impliquait un budget d’environ 30 000 euros, a également été gagné haut la main. Il doit nous donner confiance dans notre aptitude à développer de nouveaux projets ambitieux, en mobilisant davantage de monde encore. Merci à tous ceux qui se sont déjà engagés à nos côtés – institutions (Région IDF, Crips-IDF, Mairie de Paris…), associations (LOCs, Cineffable, CLF, Paris Foot Gay…), personnalités (Océane Rose Marie, Sarah Bettens, Lilian Thuram…) et médias (Yagg, la Dixième Muse…), sans lesquels nous ne pourrions envisager l’avenir avec autant de fougue. Et bienvenue aux autres.

Ensemble, formulons ce vœu commun pour 2013 : que cette nouvelle année soit celle des petits bonheurs et des grandes victoires pour tou-te-s, spécialement sur le chemin de l’égalité !

Au parc

 

associations | sport | 15.10.2012 - 12 h 27 | 1 COMMENTAIRES
Soirée FOL & FFFOOT mercredi 17 octobre à la Mutinerie, à Paris

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En ce début d’octobre pluvieux, difficile de se motiver pour sortir, a fortiori pour aller faire du sport ! Heureusement, les Dégommeuses et leurs copines de Fol Effet pensent à vous ! Parce que le foot c’est bien mais le foot + la fête c’est mieux, rendez-vous mercredi 17 octobre à la Mutinerie, dès 19h, pour la soirée «FOL & FFFOOT».

Cette petite sauterie sera avant tout l’occasion de rencontrer toutes celles que la perspective de taper dans un ballon motive mais qui n’ont jamais osé poussé la porte d’un club de foot. Quel que soit votre âge, votre niveau, votre poste sur le terrain, les Dégommeuses vous proposent de vous y mettre dans un cadre chaleureux et souple… Pas de compétition tous les week-ends ou d’obligation de présence à tous les entraînements : « plaisir » doit rester le maître-mot, même si nous parions que bientôt vous ne pourrez plus vous passer des retrouvailles du lundi soir au stade Louis Lumière !

Vous avez le genou en vrac, des chevilles en coton, ou pas plus envie que ça de vous mettre au foot ? Pas de problème : les Dégommeuses constituent aussi une association où vous pourrez vous investir si vous vous retrouvez derrière ces objectifs militants : promotion du sport féminin, lutte contre les discriminations liées au genre et à l’orientation sexuelle et solidarité internationale. Mercredi soir, on tentera notamment de vous convaincre de l’utilité de notre projet en vous montrant des images de la semaine d’action « Foot For Love 2012 » et en vous parlant de notre super partenariat avec les footballeuses du township sud-africain d’Umlazi.

Bon, si vous détestez le foot et fuyez tout engagement mais que vous avez bien envie de boire un coup avec nous, venez quand même… On s’attaque même aux causes perdues d’avance ! 😉

 

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