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Taclons la lesbophobie!
Afrique du Sud | Eudy Simelane | foot | Foot for love | Les Dégommeuses | Lesbiennes | lesbophobie | solidarité internationale | Zanele Muholi | 28.04.2015 - 10 h 53 | 0 COMMENTAIRES
Afrique du Sud : Les autres survivants (in memory of Eudy Simelane)

Dans le vocabulaire glaçant et néanmoins codifié qui est utilisé pour décrire les crimes de haine en Afrique du Sud, le terme « survivors » sert à désigner les gays et les lesbiennes (plus souvent les lesbiennes) qui n’ont pas succombé aux coups et parfois aux sévices de leurs agresseurs. Il y a pourtant d’autres survivants dont on parle peu : les parents, les enfants, les proches de celles et ceux qui sont morts.

Mally et Khotso Simelane vivent toujours dans la même « match box house »[1] de KwaThema, où ils habitaient avec leur fille. Eudy était une véritable gloire dans le quartier : internationale de foot dans l’équipe des Banyana Banyana, elle fut l’une des premières personnalités connues à vivre ouvertement son homosexualité en Afrique du Sud. Le 27 avril 2008, Eudy Simelane fut retrouvée morte face à terre, le corps à moitié dénudé et marqué de 25 blessures à l’arme blanche.

Quand Zanele Muholi, Lindeka Qampi et moi-même avons poussé le petit portail en fer forgé, un jour d’octobre 2014, Mally était assise sur une chaise collée à l’un des murs de la petite cour derrière la maison, dans le menu rectangle d’ombre projeté  par le toit de l’habitation. Elle ne semblait pas étonnée d’avoir de la visite, ni de voir une inconnue en provenance d’Europe débarquer chez elle. Juste contente de nous montrer les archives patiemment constituées au cours du temps, réunissant des articles, des témoignages, et surtout des photos de sa seule fille. Sur le visage de Khotso Simelane, par contre, une grimace de surprise, voire de colère : « Comment pouvons-nous oublier, si vous revenez à chaque fois raviver la douleur ? ».

Khotso Simelane. Les photos de cet article sont de Lindeka Qampi

Khotso Simelane. Les photos de cet article sont de Lindeka Qampi

La difficile gestion du souvenir – et la non moins angoissante peur de l’oubli – ne sont pas le seul enjeu auquel sont confrontées les familles des victimes. Dans des quartiers, comme KwaThema, où le taux de chômage dépasse les 50%, la perte d’un membre actif de la famille représente un préjudice matériel majeur aussi bien qu’un drame personnel. Ce fut le cas, par exemple, pour les proches de Duduzile Zozo, une jeune lesbienne de 26 ans, retrouvée morte le 30 juin 2013, à quelques pas de chez elle, avec une brosse de toilette insérée dans le vagin. Dudu était la seule à travailler dans le foyer et sa disparition a laissé ses parents dans l’indigence, si bien que son enterrement a dû être retardé à cause de l’impossibilité pour la famille de payer les transports et les victuailles nécessaires à la cérémonie.

Mally Simelane a décidé d’honorer la mémoire de sa fille et de conjurer son propre chagrin en se battant pour tous les autres « survivants » : elle anime un groupe d’entraide pour les mères, participe aux funérailles hélas régulières d’autres lesbiennes tuées en raison de leur orientation sexuelle, prend la parole publiquement dès qu’elle le peut pour sensibiliser contre les violences à l’encontre des LGBTI. Elle tente également d’agir pour que les enfants des lesbiennes décédées puissent vivre dignement et bénéficier d’une éducation de qualité.

Hier, son mari et elle ont commémoré le septième anniversaire de la mort de leur fille. Un nouveau jour de deuil et d’évocations, de tristesse mais aussi de souvenirs arrachés à l’indifférence. A l’instar de ce jour d’octobre 2014 où nous lui avons rendu une visite inopinée. En nous raccompagnant vers la voiture, après une matinée passée à discuter, Khotso Simelane nous quittait sur ces paroles : « Je suis content de savoir qu’on se souvient de Eudy jusqu’en France, mais maintenant je vais passer toute la journée à penser à mon enfant. Je ne peux pas l’oublier ».

Veronica Noseda

[1] La « matchbox » est la principale unité d’habitation des townships, reproduite à l’infini le long des rues rectilignes des quartiers réservés aux Noirs. Il s’agit d’une maison de quatre pièces ayant une superficie de 40 mètres carrés. Elle est souvent complétée par des toilettes extérieures et des constructions additionnelles destinées à des locataires ou à d’autres membres de la famille.

Afrique du Sud | Foot for love | Les Dégommeuses | Lesbiennes | militantisme | 24.06.2013 - 00 h 42 | 5 COMMENTAIRES
Foot For Love : un an déjà…

« Etre libre, ce n’est pas seulement se débarrasser de ses chaînes ; c’est vivre d’une façon qui respecte et renforce la liberté des autres » (Nelson Mandela)

Il y a un an jour pour jour (le 22 juin 2012), une délégation composée de footballeuses du Thokozani Football Club d’Umlazi et de quelques militantes sur-motivées venues des townships d’Afrique du Sud débarque à Paris.
Nous sommes deux copines, parmi la petite bande fondatrice des Dégommeuses, à les accueillir à l’aéroport Charles de Gaulle Etoile. On n’a pas dormi de la nuit, sous le coup de l’excitation, mais c’est plutôt l’appréhension qui prend le dessus au petit matin. Il est 6 heures.  Les hommes d’affaire, les jeunes couples d’amoureux et les familles d’expats passent… on attend, on tourne en rond, on cherche un café, on s’impatiente, on attend, on tourne en rond…
Et puis soudain un attroupement, derrière la porte vitrée : des t-shirts et des vestes de sport, des shorts et des bermudas moulant des cuisses solides ; des tongs et des baskets ; des cheveux rasés, et des dreadlocks qui dépassent, sous une foison de casquettes et de bonnets multicolores… devant, une femme un peu plus âgée tire avec un air assez sérieux un chariot rempli de grosses valises… pas de doute, c’est Lizzy, l’entraîneuse de l’équipe, dont on a bien compris au cours des échanges mails qui ont précédé l’arrivée du groupe, qu’elle jouait autant le rôle de mère de substitution que d’entraîneure… Le Thokozani FC est dans la place !

Quelques mots de bienvenue en anglais. On propose d’aider à porter les bagages, mais la mouvance butch de l’équipe visiteuse a déjà pris les devants. Dans le RER, on se jauge entre curiosité et incrédulité ; avec même un brin de méfiance, peut-être, pour les plus impressionnées. Agnès et moi restons benoîtement debout pendant un moment, alors que le train est à moitié vide… Princess, Mbilo et Sané se mettent spontanément sur un rang en retrait par rapport aux autres… tandis que Nkozi (qui plaisante peut-être déjà sur ses futures conquêtes parisiennes) fait des blagues avec Nqo, Harmony, Terra et Slie. Ntando, Luh et Akona partagent quant à elles une conversation passionnée, quoiqu’apparemment plus sérieuse ; conversation à peine perturbée par la distribution de gâteaux – qu’elles avalent toutes deux par deux (sinon trois par trois).

On pose la quinzaine de valises dans l’appart’ du passage Brady. On se répartit 2 lits et un petit canapé pour une sieste presqu’aussi courte que le p’tit dej’ qu’on vient d’avaler. Notre voisine du-dessus, centenaire en vacances prolongées, a laissé gentiment ses clefs pour l’occasion. Au réveil, Zanele Muholi, la photographe et fondatrice du club, qui accompagne les filles dans leur périple parisien, dispense déjà ses premiers « cours de militantisme ». Elle rappelle la genèse du projet de semaine d’action contre la lesbophobie qui justifie leur venue à Paris, expliquant que tout le monde ici a travaillé bénévolement pour cet évènement, et que personne n’empochera un euro sur leur dos ; elle insiste pour que les yeux et les oreilles s’ouvrent, malgré la fatigue, alors que l’on s’apprête déjà à reprendre la route pour aller honorer sur son stand, au festival Solidays, la Région Ile de France (un des partenaires principaux de « Foot For Love »).

 

Si vous ne pouvez pas voir la vidéo ci-dessus, cliquez sur Foot For Love – The Thokozani Football Club in Paris

Parce que ces moments, et beaucoup d’autres qui ont suivi pendant les 8 jours de « Foot For Love », sont restés gravés dans nos mémoires ; parce que, aussi, la lutte contre les viols correctifs et autres violences et discriminations lesbophobes doit continuer, les Dégommeuses ont choisi de consacrer l’essentiel de leurs efforts en 2013, à la production d’un documentaire portant sur le Thokozani FC. Réalisé en grande partie par les joueuses elles-mêmes, avec Terra (Thembela Dick) derrière la caméra, ce documentaire sera tourné principalement dans le township d’Umlazi, durant les prochains mois. Il a d’ores et déjà obtenu le label de l’Institut Français pour la « Saison sud-africaine 2012-2013 », ainsi que le soutien de la Fondation PlanetRomeo.
En guise d’avant goût, et pour fêter dignement les un an de « Foot For Love », nous proposons aux lecteurs et lectrices de Yagg un film court consacré à cet évènement. Il a été réalisé et monté par Elise Lobry et Veronica Noseda, pour les Dégommeuses, à partir d’images et des sons récupérés par plusieurs complices amateur-e-s et professionnel-le-s*.
Cécile pour Les Dégommeuses
En espérant que l’âme de « Foot For Love » demeure très longtemps.
*Un grand merci à Vincent Douris, Estelle Fenech, Julie Garcia (pour Télédebout), Chriss Lag, Maëlle Le Corre, Christophe Martet

Afrique du Sud | associations | Foot for love | Les Dégommeuses | militantisme | solidarité internationale | 13.02.2013 - 22 h 17 | 11 COMMENTAIRES
Le Sénat s’intéresse aux violences lesbophobes

Étiquettes :

La Commission sur le Statut des femmes (CSW) de l’ONU se réunira, comme chaque année, du 4 mars au 15 mars 2013 à New York. Le thème prioritaire 2013 sera « L’élimination et la prévention de toutes les formes de violence à l’égard des femmes et des filles. » A cette occasion, le Planning Familial, soutenu par Corinne Bouchoux (sénatrice du Maine-et-Loire) propose un atelier-débat ouvert à tou-te-s sur la question des violences lesbophobes. Les Dégommeuses interviendront ainsi au Palais du Luxembourg (siège du Sénat) pour évoquer la situation internationale et leur opération « Foot For Love », réalisée en partenariat avec une équipe de footballeuses sud-africaines.

« Violences faites aux femmes : la double peine des lesbiennes »

Le 5 mars 2013, de 14h à 17h

Palais du Luxembourg, Paris

Salle Vaugirard

 

Argumentaire :

Les lesbiennes, en tant que femmes et homosexuelles, sont susceptibles d’être confrontées à deux formes sociales complexes de « marginalisation », l’une liée au fait d’être une femme, l’autre liée au fait d’avoir des relations sexuelles et affectives avec une personne du même sexe. Lors de cet atelier, il s’agira :

*De comprendre et de questionner le pourquoi et le comment des violences qu’elles subissent au sein de la famille, de l’espace public, du travail et d’analyser pourquoi ces violences et cette lesbophobie restent si peu visibles et presque taboues.

*De réfléchir aux moyens de prévention, de changement social, d’évolution en matière d’égalité, de remise en cause des stéréotypes et des assignations de genre et d’interroger les rapports sociaux de sexe.

*De soutenir et de témoigner de la présence de femmes qui se mobilisent, s’organisent dans des contextes sociaux et culturels parfois très difficiles, et luttent au quotidien contre les violences lesbophobes (dont le viol dit « correctif », censé remettre les lesbiennes dans le « droit chemin » de l’hétérosexualité).

 

Programme des interventions :

*L’invisibilité des violences faites aux femmes en raison de leur orientation sexuelle. Etat des lieux et analyse. Intervenantes : Christine Bard, historienne-Université d’Angers et Brigitte Lhomond, sociologue.

*Agir au quotidien contre les violences et la lesbophobie : l’expérience croisée de SOS Homophobie, du Planning Familial et de la Coordination Lesbienne en France.

*La lutte contre la lesbophobie, une question internationale politique et de solidarité. Intervenante : Cécile Chartrain – présidente de l’association les Dégommeuses (« Foot for love »).

NB: Inscription obligatoire avant le 28 février par mail : secretariat@planning-familial.org

associations | Foot for love | Les Dégommeuses | 03.01.2013 - 00 h 03 | 3 COMMENTAIRES
Les voeux des Dégommeuses

Il y a un an jour pour jour, nous déposions à la préfecture de Paris les statuts de l’association Les Dégommeuses. L’idée était de donner un sens plus militant à nos activités, même si la joie de nous retrouver pour jouer au foot de temps en temps avait suffi à nous combler jusqu’alors.

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Souvenirs souvenirs….

Notre association a bien grandi en une année, portée par la conviction que le sport pourrait – devrait – représenter un terrain d’épanouissement individuel et collectif, et de renforcement de l’autonomie des femmes et de leur confiance en elles-mêmes. Nous avons aussi vu grandir nos espoirs et nos objectifs grâce à une chaîne de soutiens décisifs et de rencontres marquantes. En particulier celles que la semaine d’action Foot For Love, organisée à Paris avec le Thokozani FC d’Umlazi (Durban, AFS), du 22 au 30 juin 2012, a réussi à générer.

La série d’évènements que nous avions imaginée à cette occasion a drainé un nombre de spectateurs conséquent – filles et garçons, homos et hétéros, jeunes et moins jeunes. Il s’agissait alors d’attirer l’attention sur le phénomène des « viols correctifs » en Afrique du Sud mais aussi de donner à nos invitées la place qu’elles méritent, qui n’est pas seulement celle de victimes mais aussi de sportives valeureuses et de militantes vaillantes. On n’est pas près d’oublier les encouragements des gamins, émergeant des tribunes, en ce dimanche pluvieux où les Dégommeuses et le Thokozani FC se livrèrent un combat épique sur le terrain du Parc des Princes. Pas plus que les chants commémoratifs et le die in d’un jour de Gay Pride, au cours desquels nos amies sud-africaines rendirent hommage à leurs sœurs défuntes, terrassées par ce qu’on appelle pudiquement des « crimes de haine ».

Les témoignages de reconnaissance que nous avons reçus après Foot For Love, venus de France comme d’Afrique du Sud, représentent une première motivation importante pour continuer à s’engager dans la lutte contre la lesbophobie à l’échelle internationale, toujours en utilisant le vecteur sportif comme principal levier. Le pari financier, risqué au départ puisque la réalisation de Foot For Love impliquait un budget d’environ 30 000 euros, a également été gagné haut la main. Il doit nous donner confiance dans notre aptitude à développer de nouveaux projets ambitieux, en mobilisant davantage de monde encore. Merci à tous ceux qui se sont déjà engagés à nos côtés – institutions (Région IDF, Crips-IDF, Mairie de Paris…), associations (LOCs, Cineffable, CLF, Paris Foot Gay…), personnalités (Océane Rose Marie, Sarah Bettens, Lilian Thuram…) et médias (Yagg, la Dixième Muse…), sans lesquels nous ne pourrions envisager l’avenir avec autant de fougue. Et bienvenue aux autres.

Ensemble, formulons ce vœu commun pour 2013 : que cette nouvelle année soit celle des petits bonheurs et des grandes victoires pour tou-te-s, spécialement sur le chemin de l’égalité !

Au parc

 

Afrique du Sud | Foot for love | La p'tite Blan | Les Dégommeuses | Océane Rose Marie | solidarité internationale | 25.05.2012 - 00 h 51 | 0 COMMENTAIRES
On transpire toutes avec Océanerosemarie pour Foot For Love !

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Océanerosemarie, qui triomphe actuellement en tournée dans le spectacle « La lesbienne invisible », a été une des premières à croire au projet Foot For Love. Elle était aussi aux côtés de la p’tite Blan pour animer le « Sexy Loto » mémorable organisé par les Dégommeuses le 13 mai, chez Rosa Bonheur.

Dans cette vidéo interdite aux moins de 16 ans, Océane se dévoile : elle vous invite à venir transpirer avec elle… et nous !!!*

…Alors,  vous êtes de la « party » ???  😉

*NB : La transpiration, au sens propre (si l’on peut dire), commence dès demain, samedi 26 mai, avec la participation des Dégommeuses au tournoi de foot du TIP, au stade Maryse Hilsz, métro Porte de Montreuil (10h-17h). Venez supporter notre équipe et n’oubliez pas que la collecte de fonds au profit de Foot For Love continue, notamment via le site de crowdfunding Kiss Kiss Bank Bank : http://www.kisskissbankbank.com/projects/foot-for-love

Foot for love | 11.05.2012 - 13 h 15 | 1 COMMENTAIRES
Soirée des Bâtisseuses au profit de Foot For Love, samedi 12 mai, à Rennes!

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Elles font un travail formidable pour les droits des femmes et leur insertion professionnelle à Rennes… Et en plus, elles pensent à nous!

Une projection vidéo sera organisée samedi 12 mai au local des Bâtisseuses, à Rennes, au profit de Foot For Love. Courez-y si vous êtes dans les parages.

Synopsis:

Qui est cet étrange garçon assis tranquillement dans le coin d’un bus rempli de supporters déchaînés en route pour un match de foot ? En réalité, ce garçon effacé est une fille déguisée. En Iran, les femmes aussi aiment le foot mais elles ne sont pas autorisées à entrer dans les stades. Avant que le match ne commence, elle est arrêtée et confiée à la brigade des moeurs. Pourtant, cette jeune fille refuse d’abandonner. Elle use de toutes les techniques possibles pour voir le match, malgré tout.

 

Foot for love | 02.05.2012 - 14 h 02 | 2 COMMENTAIRES
Sarah Bettens : « Je me sens comme si je faisais partie d’un club »

Vous l’attendiez toutes et tous… la voilà, enfin : la seconde partie de l’interview réalisée avec notre marraine Sarah Bettens pour Foot For Love !

Sarah revient en particulier sur son engagement et le sentiment de responsabilité qu’elle ressent, en tant qu’artiste lesbienne reconnue, vis-à-vis de la communauté LGBT. Un moment de vérité intense, touchant et drôle, où il est question d’un « club » pas tout à fait comme les autres…

(Interview in french – subtitles in english)

Foot for love | 16.03.2012 - 12 h 50 | 2 COMMENTAIRES
La solidarité lesbienne en marche…

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Salut, yaggeurs et yaggeuses!

Le projet « Foot for love » prend un peu plus de consistance de jour en jour. Rappelons qu’il vise à organiser la venue à Paris, du 23 au 30 juin 2012, d’une équipe de joueuses de football lesbiennes de Durban et de 3 femmes sud-africaines témoins survivantes de viols correctifs, afin de sensibiliser le grand public à la question des violences lesbophobes. Cette délégation sera complétée par la présence de l’artiste-photographe Zanele Muholi, dont l’oeuvre rend hommage aux lesbiennes noires et métisses, trop souvent invisibilisées.

Aujourd’hui, nous sommes heureuses de vous annoncer que, au-delà des soutiens institutionnels déjà reçus, cette opération suscite un bel élan de solidarité au sein de la communauté lesbienne, aux quatre coins de la France.

Ainsi, les Dégommeuses ont reçu la promesse d’un chèque de 600 euros de la Coordination Lesbienne en France, de 200 euros de Bagdam Toulouse et de 200 euros du CEL Marseille! 1000 euros, c’est beaucoup : avec cette somme nous pourrons financer le déplacement d’une femme survivante d’un viol correctif, qui participera à nos différents débats et témoignera durant la semaine d’action « Foot for love ».

Un grand merci à ces nouveaux soutiens, en espérant qu’ils en inspireront d’autres, puisque notre budget est encore loin d’être bouclé. Concrètement, il nous manque encore plusieurs milliers d’euros pour financer les derniers billets d’avion, les visas, per diems (pour nourrir la délégation sur place pendant une semaine) et les frais de transports (pass navigo+allers-retours jusqu’à l’aéroport).

Nous allons bientôt lancer une campagne sur un site de financement participatif. Nous recherchons également des partenariats avec les commerces gays et lesbiens. Et nous organiserons sous peu, à Paris, une soirée destinée à communiquer autour du projet et à lever de nouveaux fonds (date pressentie: 13 mai).

En attendant, vous pouvez toujours adresser vos dons à l’Association Les Dégommeuses, 6 Passage Brady, 75010 Paris.

On compte sur vous! A bientôt.

 

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