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Foot For Love
Taclons la lesbophobie!
Afrique du Sud | associations | Lesbiennes | militantisme | Zanele Muholi | 24.02.2013 - 22 h 36 | 4 COMMENTAIRES
Inkanyiso – le blog des lesbiennes qui résistent en Afrique du Sud

Étiquettes : , ,

(English below)

Lorsque vous vous rendez sur la « home » du blog Inkanyiso, vous ne pouvez pas savoir si vous allez tomber sur un reportage photo, sur un poème ou sur un témoignage. Car Inkanyiso est un blog qui propose des contributions aussi diverses que les lesbiennes qui y participent. On y trouve des journalistes, des artistes, des photographes… toutes partagent l’obsession de Zanele Muholi, la « grande sœur » qui a lancé Inkanyiso en 2009 : documenter la réalité des communautés LGBT noires en Afrique du Sud et la partager avec ces mêmes communautés.

L'équipe de Inkanyiso
L’équipe de Inkanyiso

Produire, éduquer, diffuser…

En zulu, Inkanyiso signifie « lumière ».  Et le pari du réseau est bien de rendre visibles celles (parce qu’il s’agit avant tout de lesbiennes) dont la vie est trop souvent réduite à un fait divers illustré par une photo de passeport, lorsqu’un énième « crime de haine » défraye la chronique sud-africaine. Certes, le quotidien des lesbiennes noires est souvent marqué par la violence, et spécifiquement par la violence à caractère sexuel. Certes, très nombreux sont, sur le site, les témoignages de femmes qui ont été brutalisées en raison de leur orientation sexuelle ou de leur apparence transgressant les normes de genre. Mais même lorsque le drame est irréparable, comme ce fut le cas pour Sihle Sikoji, jeune lesbienne de dix-neuf ans dont les funérailles ont été filmées par Inkanyiso (voir ci-dessous), ce qui est donné à voir en creux est la beauté, la force, et l’envie de vivre de toute une communauté qui s’organise pour résister.

 

Inkanyiso: the blog of South-African resisting lesbians

When you go to the Inkanyiso blog homepage, you cannot know if you come across a photo essay, a poem or a witness. For Inkanyiso is a blog that offers contributions as diverse as lesbians who take part in it. There are journalists, artists, photographers … all of them share the same obsession: documenting and sharing the reality of black LGBT communities in South Africa, just like Zanele Muholi’s, their « big sister » who launched Inkanyiso in 2009.

Producing, educating, disseminating

In Zulu, Inkanyiso means « light. » And, indeed, the network tries to shed light on those (namely lesbians) whose lives are too often reduced to a news illustrated by a passport photo, when yet another « hate crime » has occurred in South Africa. And it is true the black lesbians’ everyday life is often marked by violence, and specifically by sexual violence. It is also true that that Inkanyiso gathers many testimonies of women who have been abused because of their sexual orientation or appearance transgressing gender norms. But even when the drama is irreparable, as was the case for Sihle Sikoji young nineteen year old lesbian whose funeral was filmed by Inkanyiso (see above), what is given to see the beauty, the strength and the desire to live of an entire community which gets organized to resist.

Afrique du Sud | associations | Foot for love | Les Dégommeuses | militantisme | solidarité internationale | 13.02.2013 - 22 h 17 | 11 COMMENTAIRES
Le Sénat s’intéresse aux violences lesbophobes

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La Commission sur le Statut des femmes (CSW) de l’ONU se réunira, comme chaque année, du 4 mars au 15 mars 2013 à New York. Le thème prioritaire 2013 sera « L’élimination et la prévention de toutes les formes de violence à l’égard des femmes et des filles. » A cette occasion, le Planning Familial, soutenu par Corinne Bouchoux (sénatrice du Maine-et-Loire) propose un atelier-débat ouvert à tou-te-s sur la question des violences lesbophobes. Les Dégommeuses interviendront ainsi au Palais du Luxembourg (siège du Sénat) pour évoquer la situation internationale et leur opération « Foot For Love », réalisée en partenariat avec une équipe de footballeuses sud-africaines.

« Violences faites aux femmes : la double peine des lesbiennes »

Le 5 mars 2013, de 14h à 17h

Palais du Luxembourg, Paris

Salle Vaugirard

 

Argumentaire :

Les lesbiennes, en tant que femmes et homosexuelles, sont susceptibles d’être confrontées à deux formes sociales complexes de « marginalisation », l’une liée au fait d’être une femme, l’autre liée au fait d’avoir des relations sexuelles et affectives avec une personne du même sexe. Lors de cet atelier, il s’agira :

*De comprendre et de questionner le pourquoi et le comment des violences qu’elles subissent au sein de la famille, de l’espace public, du travail et d’analyser pourquoi ces violences et cette lesbophobie restent si peu visibles et presque taboues.

*De réfléchir aux moyens de prévention, de changement social, d’évolution en matière d’égalité, de remise en cause des stéréotypes et des assignations de genre et d’interroger les rapports sociaux de sexe.

*De soutenir et de témoigner de la présence de femmes qui se mobilisent, s’organisent dans des contextes sociaux et culturels parfois très difficiles, et luttent au quotidien contre les violences lesbophobes (dont le viol dit « correctif », censé remettre les lesbiennes dans le « droit chemin » de l’hétérosexualité).

 

Programme des interventions :

*L’invisibilité des violences faites aux femmes en raison de leur orientation sexuelle. Etat des lieux et analyse. Intervenantes : Christine Bard, historienne-Université d’Angers et Brigitte Lhomond, sociologue.

*Agir au quotidien contre les violences et la lesbophobie : l’expérience croisée de SOS Homophobie, du Planning Familial et de la Coordination Lesbienne en France.

*La lutte contre la lesbophobie, une question internationale politique et de solidarité. Intervenante : Cécile Chartrain – présidente de l’association les Dégommeuses (« Foot for love »).

NB: Inscription obligatoire avant le 28 février par mail : secretariat@planning-familial.org

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